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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:31

«Il faut proposer des régions à nos alliés»

Interview Par DAVID REVAULT D'ALLONNES - Libération, jeudi 2 juillet 2009

Selon Benoît Hamon, un rassemblement des partis de gauche est urgent.

Benoît Hamon.

Benoît Hamon. (JEAN-PIERRE MULLER/AFP)

Le porte-parole du PS revient sur les suites de la défaite aux européennes et donne des pistes pour la reconstruction de son parti.

Ces jours-ci, chaque socialiste lance son club. Pourquoi une telle fragmentation ?

Chacun des initiateurs de ces clubs présente son initiative comme la pierre angulaire de la reconstruction du PS. Mais on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une étape supplémentaire de la décomposition… En résumé, pour rassembler, chaque socialiste fonde une écurie supplémentaire ! Tout cela étant motivé par l’objectif d’une candidature de plus. Tant que chacun considérera que le rassemblement doit s’opérer autour de lui, nous aurons un problème.

Pourquoi le PS a-t-il reçu une telle gifle aux européennes ?

C’est un échec auquel on ne doit pas donner plus de portée qu’il n’en a, d’autant que 60 % des électeurs ne sont pas venus voter. Mais il ne faut pas non plus l’esquiver. La gauche n’a pas perdu de voix par rapport à 2004, mais à gauche, nous étions ceux qui donnaient le moins envie.

La campagne du PS n’était pas suffisamment à gauche ?

Nous n’avons pas donné envie aux classes populaires de se déplacer pour voter. Ni à ceux qui avaient décidé de voter à gauche de le faire pour des candidats socialistes. Le PS appelait à battre Barroso, alors qu’il fait partie d’un groupe socialiste européen qui pourrait appeler, en octobre, à reconduire Barroso ! Nous payons cette indifférenciation avec la droite.

La réaction de Martine Aubry à la défaite a-t-elle été à la hauteur ?

C’est fin 2009, au vu de l’état de notre projet et du rassemblement de la gauche, que nous pourrons voir si nous avons réussi à extraire le PS des sables mouvants dans lequel il se plonge depuis quelque temps. Martine Aubry a choisi de privilégier deux axes : le projet et le rassemblement de la gauche dans une «maison commune». Je suggère de ne pas attendre l’après-régionales, comme nous avons attendu l’après-européennes, pour parler rassemblement avec nos partenaires. Ce serait la quasi-certitude qu’il n’y aura pas de rassemblement en 2012, et donc pas de victoire.

Comment aborder ces régionales ?

Socialistes, Verts, communistes et Parti de gauche cogèrent 20 régions sur 22. Là où les élections européennes justifiaient des approches politiques distinctes, je ne vois pas de clivage évident pour les régionales. Il me semble assez logique que la question de listes communes soit posée, et qu’on aborde tous les sujets, de fond comme de gouvernance. D’autant que l’électorat de gauche réclame partout l’unité.

Des Verts ou des communistes pourraient présider des régions ?

Le meilleur moyen de gagner les régionales et de favoriser le rassemblement de la gauche pour 2012, c’est de poser la question. Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou et ne me choque pas. Nous devons le leur proposer. Un gouvernement de rassemblement de la gauche où ne figureraient que des ministres socialistes ne serait pas très sérieux…

Mais pour la plupart d’entre eux, les présidents de région se représentent…

Il n’y a pas de syndicat des présidents sortants ! Ceux-ci sont tous légitimes, mais les présidents ne sont pas uniquement préoccupés par leur réélection personnelle, ni totalement indifférents à la présidentielle. Si l’on ne s’intéresse qu’à son propre sort, cela veut dire que le PS n’existe plus.

Et l’alliance avec le Modem, alors que Vincent Peillon invite Marielle de Sarnez à la réunion de son courant ?

Il serait impensable de s’associer à une formation qui pourrait, selon les régions, faire l’appoint avec l’UMP ou le PS, et qui siège avec le groupe libéral au Parlement européen ! Les socialistes seraient ridicules s’ils constataient que ceux qu’ils ont invités à la tribune négocient plus tard avec l’UMP pour prendre une région à la gauche. Il faut donc que le Modem clarifie sa position. Appartient-il au camp des progressistes, ou pas ?

Que pensez-vous des primaires ?

Que les primaires soient ouvertes aux électeurs de gauche, c’est une bonne idée et je la défendrai. A condition qu’il y ait un projet commun. Il nous faut trancher toutes les questions sans réponse, le libre-échange absolu, la redistribution de la richesse, la propriété dans l’économie, la planification pour domestiquer l’évolution environnementale… Sans projet commun clivant avec le bilan et l’idéologie de la droite, les primaires n’auraient pas de sens.

Serez-vous candidat ?

Non. Ce qui m’intéresse, c’est de battre Sarkozy en 2012.

Comment vivez-vous votre non-réélection au Parlement européen ?

Comme un échec. Mais je ne vais pas gémir sur le sort d’un député européen non réélu.

Pourquoi être resté porte-parole ?

A la demande de la première secrétaire, de nombreux dirigeants et de mes amis politiques. Ceux-ci considéraient qu’une démission aurait rajouté à la crise du PS et favorisé la lecture, que certains veulent donner, selon laquelle nous avons perdu à cause de la ligne politique de Hamon.

Cette ligne, l’assumez-vous toujours ?

Je n’ai jamais renoncé à la défendre. Et je ne crois pas que la crise me donne tort.

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