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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 11:10
L'ambiance du Cirque d'Hiver est toujours plutôt plaisante pour une campagne socialiste. C'est tout d'abord un lieu régulier des meetings de la gauche avec la salle de La Mutualité, c'est de là que souvent est partie la contre-offensive ou que s'est engagée la dynamique de la victoire.
L'ambiance était donc surchauffée hier soir, mercredi 13 mai 2009, et même certains camarades, en provenance de Neuilly-sur-Marne (je salue Cidalia au passage qui faisait part de sa déception ce matin), se sont vus refuser l'entrée de la salle car celle-ci était déjà comble.
Les dirigeants et les candidats du Parti socialiste se sont succédés à la tribune pour motiver les militants et sympathisants venus donc en masse, après avoir affronté un orage impressionnant. Martine Aubry a rappelé : "Il faut changer là-bas pour changer ici (...) Il faut voter pour une Europe utile ! Il faut voter socialiste car c'est le seul vote utile" ou encore "La seule liste qui défend le président de la République ne fait que 27%, c'est pas terrible !"
Des représentants du mouvement social sont venus dire avec force qu'ils avaient besoin du soutien des socialistes et d'une force socialiste au parlement européen pour mettre un terme aux dérégulations, aux libéralisations, à la casse des services publics et au manque de vision en termes de recherche et d'enseignement supérieur qui prévaut autant à l'Elysée qu'à la Commission européenne. Le moment le plus émouvant et le plus fort du meeting fut sans doute celui où le représentant CGT de Magneto Automotive, dont les salariés sont en lutte à Aulnay-sous-Bois depuis de nombreuses semaines, a exprimé la convergence de leur combat avec celui des socialistes européens, appelant à faire sa révolution le 7 juin en votant socialiste avec la liste menée par Harlem Désir car "le 7 juin je ne m'abstient pas, le 7 juin je vote, le 7 juin je lutte, le 7 juin je combats..."
Benoît Hamon (en vidéo ci-dessous) a su aussi déclencher l'enthousiasme de la salle pointant la force que le combat actuel des salariés à travers toute la France donnait corps à nos convictions et à nos propositions, dénonçant les "frères prédateurs" Sarkozy-Barroso qui flétrissaient l'héritage des "pères fondateurs", dénonçant l'imposture du MoDém qui approuve aujourd'hui une directive cadre sur les services publics alors qu'il la rejetait en 2006, qui approuverait aujourd'hui l'harmonisation fiscale et la convergence sociale quand son groupe l'ALDE vote systématiquement contre !!! Oui certains piochent dans les discours des socialistes pour se faire refaire une virginité... On ne peut pas tellement leur reprocher car le programme commune des socialistes européens est effectivement le seul, quelles que soient les critiques que d'aucuns pourraient y opposer, à proposer une alternative concrète, pratique et radicale à la politique néolibérale prônée depuis 5 ans par la commission Barroso et la majorité des gouvernements conservateurs européens.
Et les intervenants de la soirée ont largement insisté sur ce programme !
- L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir.
- La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts pour financer ses investissements lourds à long terme.
- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations abusives à l’intérieur de l’Union Européenne.
- la définition d’une politique de juste échange, par une politique commerciale européenne ajustée pour permettre à la fois à nos industries les plus exposées de préserver leurs emplois en se modernisant, aux pays les moins avancés de continuer à se développer, et aux normes internationales du travail et de l’environnement de s’appliquer dans les processus de production.
- La coordination des politiques économiques rendue encore plus nécessaire par la faiblesse du dollar, du yuan et du yen et la refonte encore insuffisante du pacte de stabilité.
- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.
- un “Pacte européen du Progrès social” afin d’assurer à tous -retraités, demandeurs d’emplois, salariés peu qualifiés- un revenu décent et une protection sociale.
- Des salaires minimaux dans tous les États membres, qui pour nous devraient atteindre 60% du salaire médian de chacun des pays, étape vers un salaire minimum européen.
- une directive garantissant l’intégrité des services publics.
- l’amélioration de la législation européenne garantissant les droits des salariés (conventions collectives, durée du travail, détachement des travailleurs, statut des jeunes stagiaires,…).

Ne serait-ce que celà ! Car les propositions du PSE, au regard de l'activité réelle de l'Union européenne, sont nombreuses fortes et concrètes, elles permettraient d'entamer le changer maintenant...
Mais le malaise vient du traitement médiatique qui est fait de cette campagne.
D'abord la logique des médias de considérer que tant que l'UMP et surtout le président de la République n'avaient pas décidé que la campagne avait commencé, celle-ci n'existait pas ! Collusion ! L'insistance permanente dans les médias audiovisuels ou presse sur des questions mineures ou bassement tacticiennes : qu'est-ce Libération cherche en titrant ce matin "la peur du bide" ? Libération se veut un journal d'opposition ? fort bien ! mais pourquoi ne fait-il ses gros titres que sur les sondages, sur la position supposée de Ségolène Royal dans la campagne, sur les craintes supposées des organisateurs de la campagne, sur le rapport des socialistes à Bayrou ? Quand est-ce qu'un journal d'opposition, comme se définit donc ce quotidien, daignera-t-il enfin parler du fond et des propositions de la seule opposition réelle de ce pays, seule opposition réelle car la seule à présenter ne serait-ce qu'un début d'alternative programmatique !
Quand les militants socialistes faisaient la queue pour entrer dans le cirque d'Hiver, sur quoi croyez-vous que portaient les questions que leur posaient caméras et micro de France2 ? "vous pensez quoi de Baurou ?" : mais c'est à pleurer de bêtise ! Moi je pense qu'il faut voter socialiste par que le PSE a un projet pour une Europe démocratique, sociale qui rompt avec le laisser-faire libéral dans la Mondialisation. Que seulement nos médias commencent un peu à parler des enjeux de cette élection et alors peut-être le risque de l'abstention baissera, quand ils auront enfin expliquer que la politique européenne ne changera pas si l'on y reconduit au parlement européen ce qui sont responsables de l'effondrement économique, social et financier de la planète. La Crise c'est eux, la solution c'est nous !

Frédéric Faravel

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