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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 17:21
Point de vue
Le divorce est consommé entre les universitaires et le gouvernement, par Bertrand Monthubert
LE MONDE | 23.04.09 | 17h27

epuis plus de deux mois, le conflit universitaire que nous vivons a atteint un point de non-retour. En allant au bout d'une politique qui renie les principales valeurs du monde du savoir, Nicolas Sarkozy et la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, chantres de la rupture, sont en instance de divorce avec les universitaires et chercheurs.

En publiant, en pleines vacances scolaires, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs qui continue à soulever les protestations, c'est un divorce pour faute grave aux torts exclusifs du gouvernement. Car c'est la capacité des universitaires à développer la recherche, le rôle des organismes comme le CNRS dans la politique scientifique nationale, l'avenir des jeunes chercheurs, et la qualité de la formation universitaire qui sont en jeu. Ici se joue la France de demain.

Comment sortir de l'impasse ? La gauche, le Parti socialiste le répètent depuis des semaines. D'abord, en suspendant les réformes incriminées, notamment sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants, les organismes de recherche, le contrat doctoral, et en rétablissant tous les emplois supprimés.

RÉFORMES COLLECTIVES

L'emploi scientifique : voilà un enjeu majeur ! Alors que le doute sur notre avenir monte dans le pays, voilà que notre gouvernement sacrifie les emplois qui façonneront la France de demain. Et tout cela au nom d'une promesse de campagne, la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, qui était déjà mauvaise lorsqu'elle a été formulée, mais devient ignoble lorsque la crise est là. Face à cette crise, il faut soulager le présent, grâce à des services publics qui fonctionnent bien, et préparer l'avenir, en investissant dans l'éducation et dans la recherche.

Mais suspendre les réformes, rétablir les emplois, n'est pas suffisant. Nous devons refonder entièrement la politique d'enseignement supérieur et de recherche. C'est à cela que le Parti socialiste s'attelle : depuis plusieurs semaines nous avons lancé, avec nos partenaires du PCF et des Verts, une grande consultation.

Nous avons entendu des représentants des étudiants, des universitaires, des chercheurs, des présidents d'université, des directeurs d'IUT, des directeurs de laboratoire, nous écouterons dans les jours qui viennent des responsables d'école d'ingénieurs, de classes préparatoires, des industriels...

Nous établissons un dialogue riche avec une communauté qui a perdu confiance envers le gouvernement, puis nous proposerons des réformes élaborées collectivement, prenant en compte à la fois les principes généraux qui régissent le fonctionnement des universités et laboratoires dans le monde, comme la collégialité et la liberté d'initiative scientifique, et qui seront adaptées à la complexité et à la diversité des situations géographiques et disciplinaires.

Ces réformes vont s'appuyer sur quelques grandes orientations, qui ont été définies par Martine Aubry dans sa lettre ouverte aux étudiants et personnels des universités et organismes de recherche. Notamment, le remplacement de la loi LRU et de la loi sur la recherche de 2005 par une loi de développement de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'amélioration de l'encadrement pédagogique dans les universités, l'allocation d'autonomie pour les jeunes, le développement de la coopération entre les universités petites ou grandes à l'intérieur de pôles territoriaux, le rapprochement entre les universités et les classes préparatoires et les écoles, le renforcement de l'indépendance des universitaires et des chercheurs vis-à-vis des intérêts privés, l'autonomie des organismes de recherche, le plan pluriannuel de l'emploi scientifique.

Cette démarche ouvre la voie pour sortir de la crise actuelle, que la propension du gouvernement à passer en force ne fait qu'attiser. Elle donnera au monde du savoir la place qui est la sienne dans une civilisation : terreau de l'émancipation des hommes et des femmes, ferment de notre développement économique et social ; générateur de notre avenir, tout simplement.


Bertrand  Monthubert est mathématicien, secrétaire national du PS à l'enseignement supérieur et à la recherche.

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Published by Rlg 95 - dans Education
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