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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:21
jeudi 2 avril 2009 - par Antoine Détourné, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes - Régis Juanico, Député de la Loire et ancien président du MJS

Il est devenu courant à droite d’évoquer, le « malaise » ou l’angoisse des jeunes. Constatant le décalage flagrant entre les aspirations d’une génération et son discours politique, la droite qui a pris conscience du coût électoral d’un tel décalage tente une opération séduction. L’opération ne peut pas tromper, elle a déjà été utilisée dans l’histoire récente : récupération des analyses de la gauche, utilisation de notre patrimoine idéologique, et enfin, mise en œuvre d’une politique en tous points contraires aux objectifs affichés. Mais la jeunesse mérite un vrai débat.

La situation des jeunes révèle une société rongée par la précarité et tiraillée par des inégalités croissantes. Il y a aujourd’hui une forme d’imposture pour des dirigeants de droite à identifier et dénoncer une situation dont ils sont comptables : absence de politique de l’emploi, bourses d’études insuffisantes, inaction sur le logement, faux-semblants du plan espoir banlieue. Quel sens y a-t-il à parler d’accès à l’autonomie quand on supprime des postes dans l’éducation nationale ou quand les associations d’éducation populaire sont abandonnées ? Sans changement de cap général en matière de protection sociale et d’éducation, toute politique en direction des jeunes est vouée à l’échec.

Les jeunes sont aujourd’hui confrontés à une alternative intenable entre la précarité ou la solidarité familiale nécessairement arbitraire et inégalitaire. Il n’y a pas d’autonomie dans la précarité, tout comme il n’y a pas d’émancipation dans la dépendance.

Les socialistes proposent un dispositif pionnier et précurseur d’une sécurité sociale professionnelle : une allocation autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion, dont le montant serait calculé en fonction des revenus du jeune. Individualisée, elle irait de pair avec un accompagnement dans les choix d’avenir et l’accès à l’autonomie de chacun. Financée notamment par la refonte des aides actuelles, elle permettrait de faire le lien entre solidarité nationale, émancipation et mise en sécurité sociale. Universelle, elle serait un élément de citoyenneté, tout comme le service civique. Alors que les jeunes sont privés de droits sociaux, ils sont la seule tranche d’âge systématiquement enfermée dans l’absurde logique droits/devoirs, comme si la droite sommait les jeunes de présenter un certificat de civisme avant de leur accorder des droits. Il convient de sortir de l’obsession de l’assistanat : l’acceptation par les jeunes d’emplois pour lesquels ils sont surqualifiés et sous-payés prouve leur aspiration à l’autonomie. Les droits ne se méritent pas, ils font partie d’un pacte social.

Poser les fondations d’un nouveau pacte social intergénérationnel en s’appuyant sur la jeunesse, c’est bien le moins que nous devons à cette génération contrainte de penser l’avenir comme une addition de quotidiens sans perspective individuelle ni collective.

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