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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 15:11
Augmenter les plus hauts revenus est devenu contre-productif

Posté par Liêm Hoang Ngoc


Pourquoi à l’UMP, le président du Sénat Gérard Larcher et le député Pierre Méhaignerie remettent-ils en cause maintenant le bouclier fiscal ?

- Pour deux raisons : à la fois au nom de la justice fiscale et au nom de la nécessité économique. En termes de justice fiscale, la droite se rend désormais compte que le bouclier fiscal profite aux plus favorisés. En 2007, 671 contribuables ont reçus un chèque de 231.000 euros. Il s’agit d’une mesure indécente.

Supprimer le bouclier fiscal aurait également un intérêt économique ?

- Le plan de relance est financé par l’emprunt. Il faudra plus tard payer la dette et ses intérêts. Si la croissance (source de rentrées fiscales) tarde à revenir, il faudra tôt ou tard trouver des recettes fiscales. Dans ce cas, on peut difficilement à la fois supprimer le troisième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu des classes moyennes et maintenir le bouclier fiscal.

"En temps de crise, on a besoin de gens fortunés", a déclaré le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé.

- Jean-François Copé fait dans la provocation. Mais il apparait de plus en plus clairement que cette politique fiscale est une politique de classe qui accentue les inégalités. Durant les trente glorieuses, les écarts de salaires s’étalaient de 1 à 30. Aujourd’hui ils varient de 1 à 300. Les écarts de revenus sont même plus importants, si l’on tient compte de l’explosion des revenus financiers.

Les grosses fortunes sont-elles indispensables à l’économie d’un pays ?

- Augmenter les plus hauts revenus est devenu contre-productif d’un point de vue macro-économique. Les grosses fortunes épargnent une grande part de leurs revenus. Notre économie souffre d’un excès d’épargne et donc d’une insuffisance de dépenses dans l’économie réelle. Le taux d’investissement dans l’économie réelle baisse depuis 2001. La consommation des classes moyennes et modestes subit la crise du pouvoir d’achat. D’où une croissance chroniquement molle, avant même la crise financière. Les hauts revenus ont par ailleurs alimenté la bulle immobilière qui a entretenu la crise du logement.

Interview de Liêm Hoang Ngoc par Alain Roux (le mardi 17 mars 2009)

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