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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 16:24

Jospin, Fabius et Aubry, un front contre l’Otan

Les deux anciens Premiers ministres se sont associés à Martine Aubry pour dénoncer la décision de Sarkozy de réintégrer la France dans le commandement militaire de l’Otan. Une «rupture» qui met à mal notre «indépendance» et notre «influence».

Laurent Fabius, Martine Aubry, Lionel Jospin... Par cette jolie photo de famille, le PS entend marquer le coup sur le retour complet de la France dans l’Otan. A l'occasion ce moment historique, la triplette a convoqué mardi les journalistes – en compagnie du patron des députés socialistes Jean-Marc Ayrault – pour dire tout le mal qu’ils pensent de la décision de Sarkozy, avant le débat de l’après-midi à l’Assemblée, suivi d’un vote de confiance.
Histoire de donner de «la solennité au débat», face à «la gravité de la décision» d’un Nicolas Sarkozy «atlantiste par idéologie», Martine Aubry s’est donc entourée de «deux anciens Premiers ministres, deux hommes d’Etat».


Jospin sort de sa réserve
A sa gauche, Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002, défait à la présidentielle de 2002, sort de sa réserve habituelle, dira-t-il juste après avec le sourire. Cette fois, c’est plutôt Nicolas Sarkozy que Jospin veut gêner.
Un petit raclement de gorge, la machine se remet en route. Lionel Jospin s’applique à démonter point par point la décision présidentielle. Elle «va nous banaliser, alors qu’on nous accepte originaux». «On a besoin de la parole de la France», avertit-il. Il rappelle qu’il avait su s’opposer déjà, en 1997 à Matignon, au retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan, lorsque que Chirac y pensait. Tout en soulignant l’avantage de la position française, comme lors de l’intervention au Kosovo, à laquelle la France avait participé :
«Nous avons souvent dit “non” aux Américains pour des frappes aériennes. Les risques étaient trop grands pour les populations civiles».
Jospin ajoute que le Nicolas Sarkozy aurait pu, grâce à la réforme de la constitution, organiser un débat avec vote à l’Assemblée «n’engageant pas la confiance». Au lieu de cela, «on préfère un vote sur la confiance», donc général et ne portant pas sur l’Otan, «pour ligoter la majorité», loin d’être unie sur le sujet.

Fabius en garde sous le pied pour la tribune

Fabius attend son tour patiemment. Quand il vient, l’ex-Premier ministre de Mitterrand en garde sous le pied. Ses grands effets d’orateur, il les garde pour la tribune de l’Assemblée nationale, où il défendra la position des socialistes. Lui aussi moque une majorité divisée sur l’Otan: «Au Sénat, le gouvernement refuse le vote parce qu’il n’est pas assuré de sa majorité». Il rappelle que le candidat Sarkozy «n’avait pas dit qu’il réintégrerait le commandement intégré de l’Otan».
Devant cette «rupture du consensus national», Laurent Fabius passe en revue les griefs de la décision sarkozienne. «L’indépendance» de la France mise à mal, tout comme «l’influence» : «Nous sommes un pont entre Est ou Ouest, Sud et Nord. Ce pont-là va être brisé.»
«Nous allons demander que cette décision ne soit pas définitive», avertit Martine Aubry, qui espère bien revenir sur cette position «en 2012, quand nous reprendrons le pouvoir»

Libération - mardi 17 mars 2009 - FRANÇOIS VIGNAL

 

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