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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:47

Posté le 4 mars 2009 par Benoît Hamon

Benoit Hamon Aulnay

"Je me suis rendu hier à Aulnay-sous-bois soutenir les salariés de l’entreprise Magnetto Automotive, un sous-traitant de l’industrie automobile, en grève depuis une semaine. Alors que l’entreprise annonce des mesures de chômage technique, elle organise, dans le même temps, le recrutement de travailleurs intérimaires. L’objectif est de procéder, à court terme à la fermeture du site ou à tous le moins à la ré-internalisation d’une partie de la production au sein de la maison mère, PSA.

Accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine St Denis et Gérard Ségura, maire d’Aulnay sous bois, je me suis retrouvé, en fin d’après-midi, devant l’entreprise. Le comité d’accueil était au RDV. Un responsable de la direction, quelques vigiles et des grilles fermées pour nous signifier que la direction de MA France ne nous laisserait pas accéder au site et nous refusait l’accès aux salariés mobilisés.

Dans cette crise que nous traversons aujourd’hui, le cynisme et le dogmatisme de ce patronat là n’a plus de limite. Non contente d’aggraver la crise sociale, la direction de cette entreprise refuse l’accès à 3 élus de la République qui souhaitent établir un dialogue avec des hommes qui se battent pour défendre leur droit au travail.

Ce conflit illustre toutes les tensions qui touchent notre modèle économique et social.

Les droits élémentaires des salariés sont remis en cause : leur droit de grève est contesté, les avocats du CE se voient interdire l’accès au site, les élus du CE sont empêchés d’exercer leur mandat dans de bonnes conditions, 70 vigiles sont recrutés et dispersés sur le lieu de travail d’hommes et de femmes qui mènent en dépit des provocations un mouvement propre et responsable sur leurs conditions de travail.

Mais le cynisme de la direction de MA France ne s’arrête pas là. Plutôt que d’ouvrir des négociations avec ses salariés, elle use de méthodes d’intimidation choquantes. Ainsi, deux lettres ont été adressées aux salariés, les menaçant de déménager les outils de production en cas de prolongement du conflit et leur précisant l’impact sur leur pouvoir d’achat qu’auraient les jours de grèves retenus de leur salaire.

La logique de pourrissement du conflit entretenue dans cette entreprise est grave. La manière dont sont traités les salariés de MA France est dangereuse car elle pousse à la radicalisation d’un mouvement dans lequel les salariés n’ont personne avec qui discuter et alors même qu’ils constatent le dramatique fossé qui se creuse entre les annonces du gouvernement et la réalité qu’ils vivent quotidiennement… Ces salariés auraient raison de demander ce qu’il est advenu des 6 Mlds d’euros promis par le chef de l’état à l’industrie automobile sans contrepartie sociale ?

Lorsque je disais, il y a quelques semaines que la crise sociale risquait de forcer la crise politique, j’exprimais une crainte. Aujourd’hui j’exprime un témoignage."

Benoît Hamon

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