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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 10:00

bundestag.jpgC’est un fait rare, le groupe SPD s’est divisé dans un vote au Bundestag allemand et les députés de la gauche du SPD ont voté contre le fameux traité TSCG - dit Merkozy - et sa règle d’or. En lisant leurs arguments, je me retrouve très largement dans leur analyse. Il faut espérer qu’en Europe, les gauches des partis socialistes et sociaux démocrates se fassent entendre et agissent de concert!

Nous vous invitons ainsi à lire ci-dessous le Communiqué de presse du 29 Juin expliquant leur vote contre le pacte budgétaire contre la position du reste du groupe parlementaire social-démocrate.

«Nous refusons le Pacte Budgétaire parce qu’il est politiquement faux, économiquement absurde et socialement injuste – et parce qu’il ne contribuera pas à la résolution de la crise européenne. Nous prenons connaissance avec beaucoup de sérieux et de gravité les avertissements pressants de beaucoup d’économistes et de dirigeants syndicalistes, qui se sont adressés à nous députés du Bundestag, ainsi que les courriers de nos concitoyennes et concitoyens. C’est pour tout cela que nous voterons NON au pacte budgétaire.

Le Pacte Budgétaire renforce encore plus le "frein à la dette" (en Français «règle d’or») déjà inscrit dans la Loi Fondamentale, commettant par là même une attaque contre l’autonomie budgétaire – du gouvernement fédéral comme des Régions. Ce Pacte constitue également une étape supplémentaire dans la perte de démocratie de l’Europe : plus de pouvoir pour la bureaucratie de l’Union européenne, sans contrôle du contre-pouvoir parlementaire. Nous plaidons avec force pour une Europe de la solidarité et de la collaboration renforcée – qui doit être légitimée démocratiquement et parlementairement.

L’impératif des coupes budgétaires va être  institutionnalisé pour quasiment toute l’Europe par le biais de ce Pacte Budgétaire, alors que la question d’une politique fiscale juste reste complètement ignorée. Nous aussi, nous sommes en faveur d’une consolidation des budgets publics et pour que les taux d’endettement trop élevés de la puissance publique soient réduits. Sans croissance, c’est impossible. Le Pacte Budgétaire ignore cependant la relation entre finances publiques et conjoncture. Lorsque l’économie se rétracte et lorsque l’Etat renforce encore ses coupes budgétaires, c’est l’accélération de la chute libre de l’économie qui en résulte. C’est notre conviction profonde: une politique budgétaire procyclique et la réduction permanente des dépenses conduisent l’Europe dans une longue période de stagnation et de récession. Le Pacte Budgétaire est un «Frein à la Croissance» ! Contrairement aux attentes des défenseurs du Pacte Budgétaire, la dette publique ne va pas se réduire! Bref: la réduction de l’endettement ne peut fonctionner que différemment: avec une politique de croissance, des investissements, une politique du travail et une fiscalité juste.

Au contraire, avec le Pacte Budgétaire on dessine la voie vers la réduction des systémes sociaux, la réduction des services publics, la dégradation des infrastructures, des communes en détresse financière, une augmentation de la pauvreté et des inégalités. Et cela, comme coeur d’une politique Européenne! Notre représentation de ce qu’est l’Europe est différente.

La crise dans la zone européenne s’aggrave dangereusement. Il est évident que la politique Merkelienne a échouée. Sa thérapie, ordonnée depuis deux ans, ne guérit pas le malade, au contraire, le rends plus malade. Toute l’Europe du Sud s’effondre dans la ruine économique et sociale. La conséquence, c’est que maintenant même les exportations allemandes s’effondrent, les impacts de la crise se rapprochent de l’Allemagne.

Un diagnostic erroné ne peut conduire qu’à une mauvaise ordonnance. Ce n’est pas le manque de rigueur dans la gestion publique qui nous a mené à la crise; Avant la crise le taux d’endettement public s’est réduit quasiment partout en Europe. Ce n’est qu’à partir de la crise financière et des mesures nécessaires pour la résoudre que les déficits publics ont explosé. Si les investisseurs n’ont plus confiance dans la dette publique, ce n’est pas en raison d’une politique budgétaire manquant de sérieux, mais c’est bien parce que l’ensemble des dettes publiques se voient refuser d’être garanties – conjointement avec la banque centrale, comme dans tous les autres pays! – pour des raisons idéologiques. Cela doit changer vite, et c’est ce que nous réclamons!

L’Union Monétaire a besoin d’une perspective de croissance. Cela est reconnu de plus en plus. Des Placébos de croissance communiqués avec des chiffres surévalués ne nous convaincrons pas. Celui qui veut la croissance doit suspendre et allonger dans le temps les programmes de consolidation contre-productifs et exagérés exigés des pays du Sud de l’Europe afin que leurs économies se rétablissent. Et celui qui veut plus de croissance – Parce que nous sommes aussi responsables en Allemagne, avec notre politique de déflation salariale, de l’aggravation des déséquilibres au sein de l’Europe – doit s’assurer que les salaires augmentent conséquemment afin de renforcer la demande intérieure.

C’est exactement pour cela que nous nous engageons»

  • Hilde Mattheis
  • Klaus Barthel
  • Wolfgang Gunkel
  • Werner SchiederDaniela Kolbe
  • Ottmar Schreiner
  • Gabriele Hiller-Ohm

 Remerciements à Mathieu Pouydesseau pour sa traduction et son engagement!

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