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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 01:00

Paris, le 19 octobre 2015

Cher Jean-Christophe,

Nous t’avions fait part de notre perplexité devant l’initiative du référendum «sur l’unité de la gauche et des écologistes». Aujourd’hui, comme nous le pressentions, rien n’est réglé. L’objectif de l’unité est vital, mais ton diagnostic est erroné et, plus grave, il enferme le parti socialiste dans une attitude défensive et impuissante. C’est la déception qui produit la dispersion à gauche. C’est la perte du soutien populaire qui nous rend vulnérables à toutes les tentations de dispersion.

Le reste n’est que littérature. Pour résister à ce que tu nommes le «bloc réactionnaire», il va nous falloir bien d’autres arguments, et surtout, parce que nous sommes au pouvoir, savoir parler à la France, à l’électorat de la gauche, agir pour le défendre, et non pas l’oublier et l’humilier. Ne cherchons pas ailleurs les responsabilités. A s’étonner des conséquences sans traiter sérieusement les causes de ses divisions, la gauche française s’enferre et s’enterre.

La diversion ne répond pas à la division. Concentrons-nous sur l’essentiel. Dans ces semaines qui précèdent un rendez-vous démocratique décisif en décembre, le Parti Socialiste doit remplir son rôle de parti majoritaire, défendre nos orientations dans le débat budgétaire, donner du sens et de l’ambition à la dernière loi de finance de cette législature. Nous devons convaincre que l’heure est à une profonde réforme de justice fiscale, pour le pouvoir d’achat et le soutien à l’économie, à soutenir l’investissement public local ou à élargir le champ de la taxe sur les transactions financières. Nous le faisons dans l’hémicycle avec beaucoup d’autres députés comme l’a montré Jean-Marc Ayrault. Le Premier secrétaire, pourtant dépositaire de la feuille de route adoptée le 27 juillet dernier par le Bureau national, devrait être en première ligne.

Dans ce même moment, les graves événements qu’a connus Air France appellent de la part de notre parti un engagement clair et ferme en soutien des salariés visés par un plan social de grande ampleur. Là encore, à paraître absent ou indifférent, le PS se priverait de ce lien historique avec les salariés français qui est sa marque historique et l’une de ses raisons d’être.

Nous n’avons rien fait pour gêner ce référendum, nous y avons même participé, par solidarité avec les camarades envoyés ainsi sous la mitraille, sur les marchés et à la porte des gares, et avec nos candidats que cette initiative a plus gênés qu’encouragés !

Nous avons une autre ambition pour le parti de Jaurès et de Blum, de Mitterrand et de Jospin. Les coups de pub ne remplacent jamais les processus politiques de fond.

Pour sauver la gauche, et pour redonner au Parti socialiste une capacité à mobiliser et à dialoguer, il est temps de s’adresser loyalement à toute la gauche, à la «grande gauche» de 2012, aux citoyens comme aux partis. Elle n’a pas disparu. Il n’y aura pas de nouvel Epinay sans elle, toute entière. Nous ne participerons pas à des démarches factices, avec pour béquilles, deux ou trois formations éphémères, qui participent plus à la confusion qu’à l’union.

Nous regrettons qu’au moment où l’unité est notre préoccupation commune, si peu de temps soit consacré à assurer le rassemblement des socialistes. Il t’appartient de veiller personnellement à ce que, partout en France, les listes régionales soient combatives et justement représentatives de ce que nous sommes.

Soucieux, comme tous les socialistes de l’unité de la gauche, nous prendrons toute notre part dans les discussions qui doivent s’ouvrir sans tarder avec l’ensemble de nos partenaires, sans exception.

Nous te prions d’accepter, cher Jean-Christophe, l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Christian Paul, Pouria Amirshahi, Guillaume Balas, Laurent Baumel, Marie Bidaud, Stéphane Cahen, Fanélie Carrey-Conte, Philippe Casier, Lauriane Deniaud, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Benoît Hamon, Régis Juanico, Christophe Le Foll, Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel, Elodie Schwander, Isabelle Thomas, Jean-François Thomas et Geneviève Wortham

Après le "référendum", lettre des membres du BN "à gauche pour gagner" au Premier secrétaire

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