Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:39
Déclaration d’«À Gauche, pour gagner !» sur le référendum "pour l'unité aux régionales"

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a pris la décision d’organiser un référendum pour favoriser l’unité de la gauche dès le premier tour des prochaines élections régionales. Il l’a annoncé à la fin du récent conseil national.

 

Nous n’en contestons pas l’objectif : l’unité de la gauche a toujours été un capital commun précieux pour battre la droite et l’extrême-droite. C'est pour nous une préoccupation majeure car sans unité, les risques de défaite sont majeurs. Pourtant, les majorités d’union ont bien travaillé ensemble, et nous regrettons que EELV et les composantes du Front de Gauche n’aient pas assumé avec fierté leur bilan dans plusieurs régions. C’est pour eux comme pour nous, une dérive suicidaire.

 

Mais nous observons les risques pris par cette décision très personnelle qui télescope les campagnes régionales, leurs calendriers, voire les relations locales établies avec les autres partis de la gauche.

 

Pour convaincre les concitoyens et nos partenaires, l'intention unitaire et le souci de rassemblement doivent être mis en œuvre au sein du PS avec l'ensemble de ses composantes. Seuls, nous n'avons cessé de proposer que notre parti prenne des initiatives pour réussir l'indispensable rassemblement de la gauche et des écologistes et permettre des convergences lors des choix parlementaires essentiels, sans que rien de significatif ne soit entrepris au niveau national.

 

Surtout, nous nous interrogeons sur l’efficacité de cette initiative improvisée pour réunir la gauche. Son caractère artificiel est pointé du doigt par beaucoup.

Surtout, rien n’indique qu’elle crée les conditions politiques du rassemblement.

 

La méthode ne convainc pas, car le diagnostic n’est pas le bon.

Le mal est profond. En 2012, la « grande gauche » s’est réunie pour permettre l’élection de François Hollande. Depuis les élections municipales, nous alertons sans relâche sur les conséquences de l’effritement de la majorité, à chaque étape.

Il est visible que la gauche n’a jamais été aussi faible et divisée depuis la fondation du PS en 1971. C’est vrai des alliances, c’est surtout évident de notre socle électoral.

 

Notre électorat se disperse beaucoup vers l’abstention, un peu vers d’autres votes à gauche, mais plus grave, aussi vers l’extrême-droite.

A persister, par aveuglement ou pour d’improbables calculs, dans des politiques qui ne marchent pas - comme le confirment encore ce mois-ci les chiffres du chômage-, le gouvernement crée les motifs des prochaines défaites.

La perte de repères et la surenchère libérale dans nos propres rangs font le reste.

 

Certes, les citoyens de gauche préfèrent l’unité à l’émiettement. Ils savent bien qu’ils sont les premières victimes des alternances locales. Mais ces menaces ne suffisent pas à rassembler. L’urgence reste à coup sûr de réduire les motifs de doute, de déception et de désaffection.

C’est cette déception qui depuis 2014, conduit à chaque élection le PS à la défaite et parfois localement à la disparition.

Désormais, beaucoup se résignent à ce que gouverner signifie décevoir. Cette démission ne sera sûrement pas l’élixir de nos victoires !

Bien au contraire, nous devons sans retard désormais, et sans attendre la fin de ce quinquennat, redonner du courage, des convictions et des couleurs à la gauche de gouvernement. Pour cela, sans artifice et devant les Français, engageons les réformes attendues et que toute la gauche peut porter.

Partager cet article

Repost 0
Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
commenter cet article

commentaires